BRASIL! BRASIL

 

 

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Rio – Isla do Mel – Curitiba – Foz d’Iguaçu – Fortaleza – Moro Branco – Quebrada Quinua – Pipa – Recife – Olinda – Aracaju – Mangue Secco – Salvador de Bahia – Rio.

 

Notre destination finale de ce grand voyage d’une année est le Brésil où nous resterons 1mois, mais c’est si peu! Accompagné dans nos têtes par les rythmes des sambas, les mélodies de Lavilliers.

Le Brésil est grand comme un continent. Nous y découvrirons modestement quelques une de ses facettes :

  • Une partie de son long littoral Atlantique avec ses plages paradisiaques et infinies.
  • Quelques villes coloniales emblématiques et colorées du Nordeste.
  • Au sud à la frontières Argentine les fameuses chutes d’Iguaçu.

Le Brésil  nous montre le contraste avec les pays andins traversés (Pérou Bolivie) par l’exubérance et la nonchalance des brésiliens contrairement à la vie montagnarde, recluse et difficile du peuple andin des hauts plateaux. Comme dans tous les pays traversés, nous y rencontrerons aussi des gens sympathiques, attentifs et aidants.

Les distances sont bien sûr immenses et les déplacements en bus n’en finissent pas. Heureusement l’avion réduit les distances mais met à mal notre portefeuille.

RIO Ville incontournable

Vue du Corcovado

 

Copacabana, Ipanema :  Le culte du corps!

 

Des quartiers

 

ILHA DO MEL au sud de Sao Paulo

Ile étonnante, sans voiture, sans touriste

beaucoup de pluie, dommage!

 

CURITIBA

Ville étape agréable mettant en avant la culture

 

FOZ D’IGUACU Frontière Paraguay Argentine

Les immanquables chutes d’Iguaçu, côté brésilien

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Si impressionnant que nous mitraillons à tout va!

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A deux pas le parc aux oiseaux : une féerie de couleurs

 

FORTALEZA Le Nordeste à 3000 kms d’Iguaçu

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MORO BRANCO

Des plages de rêve, falaises colorées et dunes de sable

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QUINOA QUEBRADA

Encore de magnifiques plages que nous parcourons durant des kilomètres, rencontre de pêcheurs, moments de détente.

 PIPA

Cité balnéaire très fréquentée mais d’où il est facile de s’échapper la preuve!

 

RECIFE

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Visite de la vieille ville coloniale, monastère, docks rénovés et drôle de rencontre!

 

OLINDA à quelques kilomètres de Recife

Ville d’art avec ses nombreux artistes, ville historique et préservée de la folie de l’urbanisation à l’américaine!

 

 

MANGUE SECO

Presqu’île préservée et sauvage, notre coup du cœur! Julio notre aubergiste nous fera découvrir son univers,  au coucher du soleil.

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SALVADOR DE BAHIA

Superbe ville coloniale et métissée avec ses quartiers populaires défraichis avec de nombreux joyaux d’époque coloniale mais aussi un chœur historique restauré avec églises, couvents, places, ruelles pavées.

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Quelques rencontres!

FIN DU VOYAGE

Notre vagabondage prend fin à RIO, retour en France via Genève le 1er juillet. Que de souvenirs depuis notre premier jour en Asie en août 2016 à Colombo Sri Lanka qui sera suivi par le Rajasthan et le Ladakh (le petit Tibet) en Inde, le Népal et ses merveilles de neige et de glace. Ce sera ensuite l’Asie du Sud-est avec la Thaïlande et sa douceur de vivre, le Laos avec ses villages reculées traditionnels, le Vietnam pays aux nombreuses merveilles, le Cambodge avec son passé terrible et les temples d’Angkor. Puis le grand saut vers l’Amérique du Sud de la Patagonie à l’Altiplano tout en longeant la Cordillère des Andes.

Notre bonheur de découvrir chaque jours des lieux, des personnes, des cultures différentes ont effacé les difficultés parfois rencontrées. A nous maintenant de nous servir de cette belle aventure pour poursuivre notre chemin et que reste gravé dans nos mémoires tous ces souvenirs le plus longtemps possible.

Un grand merci aussi à tous ceux qui nous ont lu et qui ont fait vivre le blog en écrivant des messages, ou en nous envoyant des mails. Cela nous a faisait plaisir de vous lire.

A bientôt de vous voir.

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Pérou du Pacifique à la Cordillera Blanca

 

Après 1 semaine à Cuzco et ces environs, il est temps d’avancer vers Lima, étape obligée avant Huaraz et la somptueuse Cordillera Blanca. Nous ne choisirons pas la voie la plus rapide et la plus fréquentée dite « la route du gringo » qui fait passer par Ica et ses dunes de sable ainsi que par Nazca et ses lignes étranges où nous n’irons pas. Nous prenons le chemin des écoliers par le nord-est et les hauts plateaux méconnus.

LES HAUTS PLATEAUX

Nous nous attendions, selon divers sites internet, à faire du tout terrain sur des routes très abimées proches des précipices. Mais il n’en a rien été. Au contraire nous emprunterons une magnifique route, toute neuve direction Andahuaylas. Nous franchissons plusieurs vallées, montons des cols à plus de 4500 m, redescendons 1500 m plus bas, traversons des hauts plateaux. Quel superbe itinéraire à vélo après acclimatation bien sûr. Notre bus qui n’est pas de première jeunesse a bien du mal mais nous avons le temps d’admirer le paysage, les villages traversés en adobe, les cultures en terrasses et leurs diverses variétés, depuis les fonds de vallées avec ses cultures tropicales à l’Altiplano rude avec ses champs de pommes de terre et de quinoa. On croise parfois des élevages de lamas. Vraiment aucun regret d’avoir choisi ce trajet !

Après une pause pour le déjeuner, nous reprenons cette route très sinueuse et apercevons des montagnes enneigées au loin.

Andahuaylas

Arrivée en soirée à Andahuaylas, petite ville agréable avec sa place animée, son centre historique qui mérite le coup d’œil, ses rues commerçantes et vivantes. Nous sommes les seuls étrangers ici et les gens nous sourient et ont envie de faire la conversation avec nous ! Nous y passerons une journée et profiterons de la matinée pour aller en taxi jusqu’à une jolie laguna PACUCHA et ainsi qu’aux ruines de SONDOR

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Elle est entourée de montagnes et de cultures en terrasses, de petits villages habités d’indiens. Le lieu est agréable et paisible. Puis nous arrivons au site archéologique de Sondor. Lieu stratégique au sommet d’une colline et bien choisi par les Chankas (contemporain et ennemis des Incas), car on a une vue à 360° sur les trois vallées et les routes d’accès. Des habitations ont été restaurées avec leur toit en chaume, des murs de soubassements sont encore visibles avec des sortes de fenêtres obstruées, et le plus beau une « pyramide » plutôt colline entourée de cinq murets, lieu où officiaient les prêtres. On accède au sommet par un escalier d’une centaine marches.P1030304 (FILEminimizer)

Cette jolie ballade nous aura pris 2h30. Vite ! Il est temps de rejoindre la gare routière pour un départ vers 12h en minibus direction la grande cité d’Ayacucho. La route est toujours en « montagnes russes » mais c’est confortablement installé que nous profitons du spectacle.

Ayacucho

C’est toujours avec des sacs à dos très chargés, que nous nous mettons en recherche d’un hôtel. Comme souvent les gares routières sont éloignées des centres historiques ce qui ne nous épargne pas au niveau fatigue! Ayacucho, ville un peu rebelle, un peu à part, d’ailleurs, ce n’est pas un hasard si l’organisation le Sentier Lumineux y était très présente avant la « normalisation ». Ayacucho nous plait, sa place d’Armes, ses rues d’époques coloniales

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ses églises, son cadre entouré de montagnes, et, sa gastronomie ! De plus elle possède des rues piétonnes où il fait bon flâner au milieu des gens, loin du tumulte de la circulation. Idem ici, le coin n’intéresse pas les touristes qui ne s’y arrêtent pas. Attention toutefois au repos dominical où tout est clos et, ou même de se restaurer est compliqué.

La musique est présente et nous profiterons du concert d’un bon groupe péruvien attablé avec une bonne bière. Deux sites nous intéressent ici : les ruines de Wari et le village de Quinua. Nous nous y rendrons en « collectivos » pas facile à trouver. Le site de Wari fondé par les Huaras, peuple indien très développé et très ancien (bien antérieur aux incas). Ils finirent en guerre avec les incas et leur disparition fait suite à l’expansion du peuple Incas dans la région.

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Les parties visibles ne sont que des murs séparatifs en pierres, quelques parvis, mais surtout des galeries et parties enterrées mais interdites à la visite pour cause de fouilles, dommage. Nous y passons une bonne heure. Dans le musée, nous sont présentés des objets recueillis sur le site. Nous y voyons des poteries très avancées esthétiquement, une momie, des outils.

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Nous regagnons ensuite le bord de la route pour prendre un « collectivo » au passage et nous rendre au charmant village de Quinua 10 kms plus loin. Quinua, joli village qui domine toute la vallée avec vue panoramique sur Ayacucho. La spécialité de Quinua est la céramique avec des reproductions d’églises, de musiciens, d’animaux et personnages miniatures destinés à être fixés sur le faîtage des toits des maisons afin de protéger ses habitants.

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On fabrique aussi, ici, des crèches, de toutes tailles. Nous visiterons un atelier d’un couple dont le mari sculpte ces figurines et qui sont ensuite peintes par son épouse.

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C’est très joli mais très/trop fragile. Ce n’est pas pour nous. Nous déambulons ensuite dans les ruelles et la place. On s’étonne de voir des occidentaux ici et l’on nous pose des questions. C’est très sympa.

Huancavelica

Nous ne verrons pas la route cette fois-ci car c’est un bus de nuit que nous prenons. Beau bus avec service correct mais la route est si défoncée qu’on est secoué comme jamais ! Impossible de dormir, on ne pourra pas tenir encore 3h ainsi. On décide de descendre au prochain arrêt, à Huancavelica au lieu de poursuivre jusqu’à Huancayo comme initialement prévu. Le seul inconvénient c’est qu’il nous dépose dans cette ville inconnue à 2H du matin…. Pas facile de chercher un hôtel à cette heure… Nous en trouverons finalement 1, ouf ! On est crevé, on ne va pas faire les difficiles. On changera le lendemain car il s’avèrera être une vraie glacière.

Huancavelico est une petite ville de montagne à 3100m d’altitude et encerclée de montagnes très proches.

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Le centre-ville est charmant et nous en découvrirons un peu plus chaque jour. Nous y passerons près d’une semaine à randonner et à visiter les alentours comme :

La mine de la Muerte à près de 4200 m avec son village colonial abandonné depuis des lustres. Mine crée par les conquistadores et en activité jusque dans les années 1970. D’ailleurs à l’époque coloniale beaucoup d’esclaves sont morts dans cette mine mais ils n’étaient pas les seuls car on y extrayait du mercure (raffinage de l’or). Pas très bon pour la santé des mineurs de toutes les époques ! Le caractère lugubre des lieux auquel s’ajoute un ciel orageux a de quoi impressionner. Nous y ferons la rencontre sympathique de jeunes ingénieurs en formation chez lesquels nous terminerons la soirée en chansons.

La chapelle d’Orepesa nous nargue, dominant Huancavelica. Décision est prise d’y grimper et si possible d’atteindre un petit sommet à 4350 m au-dessus.

Le temps est de la partie et la vue sur la vallée se révèlera très belle. De gigantesques coulées de lave solidifiées sont visibles dans lesquelles un torrent a creusé son lit. C’est aussi le lieu des bains d’eau chaude de la ville. Pendant la montée nous ferons des rencontres sympathiques et échangerons avec : le gardien de la chapelle, un berger et « un gardien d’antenne » qui assure les communications pour la circulation ferroviaire ! Deux trains par jour !

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Nous croiserons des indiennes aux champs, éviterons des chiens errants, ouf !

La laguna Choclococha : nous nous y rendons en taxi à 5h30 du matin, 70 kms d’une route difficile en 2h. L’idée est de faire l’essentiel de la balade le matin car après cela le temps se gâte et, de revenir par le seul bus de l’après-midi. La route est spectaculaire et des sommets de la cordillère sont bien visibles. Nous longerons plusieurs lagunes bleues ciel et franchirons un col à 4850 m avant d’atteindre le village de Choclococha, sa lagune et son village fantôme.

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Nous y ferons une balade de 3 heures à regarder les flamants roses et les nombreux oiseaux qui y ont élu domicile.

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Le village abandonné pour cause de montée des eaux et reconstruit plus haut mais en plus moche, est un super lieu de balade. L’église est la seule construction intacte et servirait encore. Le secteur est aussi un lieu d’importance pour l’élevage d’alpagas et de lamas que nous nous amuserons à courser comme des enfants. Pas de crachats de leur part, légende ?

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La lagune, grande à l’échelle du lac d’Aix les Bains est un haut lieu de la pisciculture de truites, un des plus grand du Pérou et !! exploité par les chiliens.

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La communauté locale n’en a aucune retombée financière. Le temps est à l’orage, vite à l’abri dans un petit resto sympa à attendre notre bus de 14h qui ne viendra pas et pour cause, il est déjà passé ??? Ce sera donc un retour sur Huancavelica en stop mais il ne passe qu’une voiture à l’heure ! Qui sera heureusement la bonne. Au col la neige a fait son apparition, prudence ! Nous arriverons à bon port 2h après, le dos un peu en compote.

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Le train « Macho » (non, pas de machisme chez les trains !) qui veut dire « arrive quand il peut » est un train lent, voir très lent ! Mais dont l’avantage est qu’il traverse des paysages magnifiques, des gorges étroites confortablement installé et pas trop secoué.

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Il relie Huancavelica à Huancayo en 8h (3h en bus) normal vu le nombre d’arrêts. L’avantage est que l’on y voit la vie dans et autour du train, depuis les vendeuses indiennes en habits traditionnels aux arrêts,

aux passagers de toutes catégories sociales (selon la 1ere ou la 2eme classe). Le tarif est modeste (pour nous !) entre 2 et 4€ le trajet. Nous étions dans le « wagon restaurant » où les plats basiques sont préparés à l’unité sur un gros camping gaz. Ils sont très demandé par la clientèle. C’est en milieu d’après-midi que nous toucherons notre but, Huancayo, enfin !

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On ne s’éternise pas à Hancayo, ville très étalée sans caractère qui ne nous a pas franchement emballés. C’est la cohue, une circulation trépidante, un centre historique inaccessible car totalement en travaux. Ce sera donc une nuit de récupération avant notre arrivée en bus à Lima. Nous passerons ainsi de 3100 m d’altitude au niveau de la mer.

LIMA

La ville, 10 millions d’habitants, est une ville tentaculaire avec des banlieues qui n’en finissent pas, dont l’habitat sommaire et précaire est fait de constructions non achevées. La ville est quadrillée de voies rapides et de grandes avenues, cela ne va pas être facile de se repérer. L’architecture s’embellie au fur et à mesure que nous approchons du centre. La circulation elle, est folle. Nous mettrons plus d’une heure pour en faire le tour avant d’arriver à la gare routière malheureusement très loin du centre. Un peu de hantise de notre part car Lima n’a pas bonne presse et la délinquance est importante, on nous l’a assez répété. La présence policière est importante comme ces 2 représentantes rencontrées.

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Nous trouverons notre sweet home, Le Paris ! Bien placé près du cœur historique tout près de la place San Domingo, un peu cher mais dans un quartier sécure. Nous y passerons 2 jours à visiter le centre historique, ses belles places, ses églises, son architecture coloniale ou art déco, déambulerons dans ses rues piétonnes.

Ce sera aussi l’occasion de visiter les quartiers riches, très riches plus on s’approche de l’océan. Cela commence à San Isodoro, puis Miraflores le haut de gamme ! pour finir à Baranco soi-disant ancien village de pêcheur mais qui n’est autre aujourd’hui qu’un « haut lieu » pour les touristes avec ses restaurants à foison. La musique est souvent présente.

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Nous nous y promènerons, marcherons le long de l’océan mais celui-ci n’est pas très avenant avec sa brume quasi permanente. Et ce n’est pas les  nombreux surfistes présents qui rendront le coin exotique !

HUARAZ et La Cordillera Blanca

C’est tout léger que nous quittons Lima, pour Huaraz au nord-est. Nous nous sommes en effet allégé à l’hôtel de choses inutiles. Nous revenons en effet sur Lima et nous les récupérerons avant de faire notre envol pour le Brésil. Ce sera par un bus de nuit grand confort car la route est longue, 7h de trajet. Arrivée à Huaraz au petit matin 4h30 ! Nous devrons attendre que les hôtels ouvrent et trainerons dans la ville, fatigués. Huaraz n’est pas particulièrement jolie. Elle a été reconstruite entièrement suite à un grave tremblement de terre. Sa situation centrale, toute proche de la Cordillera Blanca fait qu’elle est le départ de nombreux treks vers cette destination et les agences ne manquent pas. Notre idée initiale était de randonner seuls mais la question du portage, la méconnaissance des sentiers, le temps incertain nous fera changer d’avis et nous décidons de prendre un trek « clé en main ». Ce sera le trek Santa Cruz, 4 jours, 3 nuits sous tente, portage assuré par des mules, nourriture, guide et le tout pour 100 € chacun, imbattable ! Nous serons 13 au départ ! De diverses nationalités, françaises, canadiennes, allemandes et biélorusses. La route en minibus jusqu’au départ du trek est impressionnante, lagunes, chemins suspendus, nous franchissons un col à 4700 m et les sommets enneigés commencent à nous apparaître.IMG_8407 (FILEminimizer) Dommage, le trek est un peu froid car le temps se couvre souvent en fin de matinée et nous essuyons parfois de la pluie. Les paysages sont variés, vallées profondes, cascades, torrents, glaciers, sommets à plus de 6000 et franchissement d’un col à 4800m le point le plus haut du trek mais pas de difficultés techniques.

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Les prestations sont toutefois basiques (nourriture modeste, tentes qui fuient,…) et les étapes un peu courtes pour nous. C’est un trek qui se fait facilement en 3 jours, d’ailleurs un randonneur français de rencontre l’a, lui, effectué en 2 jours. Il peut très facilement se faire en autonomie, sans agence et sans gros groupes (campements sur le chemin, ravitaillement possible dans les villages). Heureusement nous profiterons, surtout le matin de vues splendides sur le Nevado Tauliraju 5830 m avec à ses pieds la laguna Tauliraju et son eau turquoise; l’Alpamayo 5947m, magique cône tout blanc et bien d’autres sommets.

Nous achèverons ainsi nos treks en montagne. Près de Huaraz le site de Chavin près de la petite ville du même nom s’impose.

Ce sera ensuite, un court passage à Trujillo sur la côte pacifique et la visites de 2 de ses sites anciens : Chan Chan

puis la cité des Moches ! Avec Huaca del Sol et ses fresques magnifiques bien conservées.

Nous poursuivrons encore plus au nord jusqu’à la cité de Cajamarca, ville où le dernier empereur inca fut lâchement exécuté par les conquistadors espagnols.

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Ville agréable où nous passerons quelques jours tranquilles à visiter les alentours, eaux thermales, canaux d’irrigation taillés dans la roche et de plusieurs dizaines de kilomètres, datant d’avant JC, etc.

Retour en bus de nuit à Lima, 14h de route…ouf !

Fin de nos aventures péruviennes longues de 6 semaines !

A nous la chaleur du Brésil avec ses plages, son soleil, ses rythmes et son ambiance, enfin le croyions-nous !!

Hasta Luego

PEROU del Sur

Que de retard pour vous conter la suite de notre voyage ! C’est vrai, l’on se laisse un peu aller !

Depuis le 13 avril, nous sommes au Pérou. Pour cela nous prenons un bus depuis La Paz, 12 h de bus sans compter la longue file d’attente à la frontière pour la sortie de la Bolivie. Un bakchich remis par notre chauffeur aux douaniers (pas bien !) nous fera gagner beaucoup de temps. Nous longeons le lac Titicaca, passons Puno et arrivons fatigué vers 21h à Arequipa la ville blanche.

AREQUIPA et ses environs

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La ville nous séduit avec ses rues en quadrillages, bordées de maisons coloniales en pierres blanches volcaniques.

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Sa place de Armas est joliment décorée et est entourée d’édifices coloniaux avec arcades et surtout sa cathédrale qui se dresse majestueuse et occupe tout un côté. L’éclairage nocturne ajoute encore à la beauté du lieu.

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Nous visiterons durant notre séjour quelques beaux édifices comme le couvent Santa Anna et son très beau musée avec visite guidée individuelle ! Nous n’aurons pas l’occasion de croiser les quelques religieuses qui habitent encore les lieux.

Nous testerons aussi la cuisine péruvienne, nouvelle pour nous comme le lomo saltado (mélange de morceaux de bœufs avec légumes sautés à la poêle) ou le « bistek » à la pobre, pas si pauvre car l’on pose sur le bifteck un œuf frit et les portions de riz et de frites sont généreuses. Au Pérou, les plats sont toujours très copieux. Nous changerons aussi trois fois d’hôtels durant notre séjour dû aux allers retours au Canyon de Colca et à l’ascension du volcan Misti.

1er trek : Le Canyon de ColcaIMG_7509 (FILEminimizer)

Nous désirons nous passer des agences pour ce trek de 3 jours : pas d’altitude, pas de difficulté technique et sentiers bien repérés sur le GPS. Quelle bonheur d’aller en collectivos (transport local) et non pas en bus touristique jusqu’à la ville de Cabanacondé au bord du Canyon dans sa partie la moins courue. Ici on se trouve chez les campesinos, habillés traditionnellement et ce n’est pas spécialement très touristique. Nous trouverons un hôtel, « l’International » modeste mais refait à neuf et tenu par Fany de la Cruz et sa sœur, bien sympathiques. D’ailleurs ici les habitants sont accueillants et rendent volontiers service. La ville est organisée autour de la place centrale et de son église.

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Nous y serons pour le jour de Pâques, fêté joyeusement dès 3h du matin (dur pour le sommeil !) avec messes, prières et pétards ! Nous assisterons, un peu défait par cette mauvaise nuit, à une procession avec cierges autour de la place, puis danses au son de la fanfare et petit verre de vin madérisé offert à tous sur la place.

Après cela il est temps de commencer le trek. Sur le chemin nous prenons notre petit déjeuner en pleine nature au bord du Canyon, café pain et miel.

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Nous entamons notre descente dans le canyon grandiose (1100m de dénivelé négatif). Il dépasse en profondeur le Canyon du Colorado et serait le deuxième le plus profond du monde ! A vérifier ! Parfois l’on se demande par où cela passe tellement c’est à pic.

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Nous mettrons près de 6 h pour arriver à notre première étape : un petit guesthouse sommaire avec des sources d’eau chaude (40° environ) et au bord du rio Colca qui gronde fort : moments vraiment appréciés.

Le 2ème jour, randonnée de 800m de dénivelé positif sur l’autre versant. Nous voulons prendre un sentier mais nous nous perdons car ils sont nombreux à desservir des cultures et devrons remonter 300m… inutile !! Deuxième halte San José de Chucho atteint juste avant la nuit au fond du Canyon où coule la Colca.

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Le 3ème jour, petite descente pour traverser la Colca

et remonter nos 1100 m de dénivelé afin de retrouver Cabanacondé. Quelques passages de condors (lointains) un colibri et des myriades de papillons jaunes durant la remontée mais c’est surtout les paysages à couper le souffle ! C’est une gorge à pic… il ne faut pas avoir le vertige pour descendre et remonter dans ce canyon !

IMG_7594 (FILEminimizer) Retour ensuite à Arequipa et repos mérité d’une journée.

 

2ème trek : Le Misti, volcan de 5800m

Ah !! Celui-là nous nargue depuis que nous sommes arrivés… Y arriverons-nous ? De plus nous avons envie de tester nos capacités pulmonaires ! Pour ce trek, mieux vaut prendre une agence : chemin incertain, glace nécessitant les crampons et altitude. On se décide enfin pour le choix de l’agence et c’est parti pour deux jours. Nous nous retrouvons dans un groupe de douze personnes avec deux guides et un aspirant.

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Nous ne ressentons pas trop les effets de l’altitude puisque nous sommes en altitude depuis plus d’un mois, c’est génial ! Et en plus nous avons la forme et serons dans les premiers marcheurs du groupe. Après 1 h de minibus nous atteignons le pied du volcan.

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La montée se fait tout d’abord sur des pentes semi désertiques avec des buissons, puis ceux-ci laissent place aux cailloux et rochers. Nous marcherons environ 4h pour atteindre notre camp de base où nous dormirons. Nous sommes à présent à 4500m. Après un repas reconstituant, nous rentrons dans les tentes à 18h, dès que la nuit tombe, car il fait froid.IMG_7711 (FILEminimizer)

Levée à minuit, nous partons à 1h du matin, après un copieux petit déjeuner.

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Mais quelle est notre surprise de voir la ville d’Arequipa de haut avec toutes ses lumières !! Les nuages ont complètement disparus, superbe, on se croirait en avion ! Et là, débute la longue marche à la frontale (1 300 m de dénivelé). Ça monte raide, parfois sur un petit sentier zigzaguant parfois sur des blocs de pierre. Nous terminerons en mettant les crampons pour les 500m de glace assez raide qui restent. Là, l’altitude se fait sentir, les pas sont plus lents, le souffle plus court.

Arrivé en haut du cône enneigé (5600 m), le soleil brille mais Vorlette est épuisée et renonce à aller au sommet 150 m plus haut. Serge, accompagné d’un des guides et un américain du groupe continueront jusqu’à la croix (le sommet).

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Nous serons 2 sur la totalité du groupe à y arriver et pourront découvrir le cratère vu de haut.

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Nous prenons le temps pendant 40 minutes de regarder le paysage déjà embrumé : vallée, volcans et lagunes. Ce sera ensuite la descente sur une longue pente de neige et de glace très inclinée, merci les crampons ! Puis en ramasse dans la poudre de lave et les graviers jusqu’au camp de base afin de ramasser nos affaires et descendre encore jusqu’au combi qui nous attend. Nous y serons à 13h ouf ! Quelle belle expérience physique ce fut malgré les difficultés, de plus cela m’a rassuré sur mes capacités respiratoires.

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Cela fait à présent une semaine que nous sommes dans la région d’Arequipa. Il est temps d’avancer vers notre prochaine destination Cuzco et le Machu Picchu bien que la foule et le tourisme de masse nous rebute un peu. C’est vrai que nous y contribuons aussi ! Toutefois c’est un site incontournable au Pérou.

Comment vais-je retrouver Cuzco et le Machu Picchu depuis mon passage ici il y a 36 ans ?

CUZCO et ses environs

Nous prendrons un bus de nuit confortable, si ce n’était l’état de la route, et arriverons le 23 avril au petit matin à Cuzco.

Ici aussi, nous élirons domicile pendant plus d’une semaine avec des allers-et-retours ! Bien installé dans un joli hôtel assez loin du centre et de son brouhaha.IMG_7855 Cuzco (FILEminimizer)

Quelle belle ville rassemblée autour de sa place centrale avec ses nombreuses églises. Le centre historique est très étalé avec ses ruelles pavées, ses nombreux bâtiments coloniaux, ses arcades (utiles en cas de pluie), ses soubassements de murs incas dont je me rappelle encore l’assemblage, tellement précis qu’une lame de couteau ne passe pas entre les pierres.

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L’urbanisation a vraiment explosée depuis ma venue et de nouveaux quartiers envahissent les collines environnantes flanquées de maisons à moitié finies pour la plupart. De plus on ne compte plus les agences touristiques et les sollicitations commerciales sont incessantes. Le cœur historique reste malgré tout superbe et le soir venu celui-ci est joliment éclairé. La vie dans les rues est très animée et plus authentique au fur et à mesure que l’on s’éloigne du centre touristique et que l’on s’approche des marchés, lieux de vie essentiels pour les péruviens.

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Des fêtes religieuses ont lieux pendant notre séjour et sont accompagnées de défilés et de danses traditionnelles.

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On y fait aussi des rencontres incongrues et militantes!

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Comme de coutume nous voulons nous passer d’agence et vivre les visites comme nous l’entendons et à notre rythme.

Notre première visite hors de Cuzco sera la Vallée Sacrée à 15 km d’ici dans la vallée de l’Urubamba, cours d’eau qui passe aussi près du célèbre Machu Picchu. De nombreux sites archéologiques jalonnent cette vallée sans égaler toutefois le Machu Picchu.

Ollantaytambo sera notre base pour découvrir le secteur. Nous nous y rendons en taxi collectif. C’est une charmante petite bourgade très esthétique au milieu des montagnes vert tendre mais surtout connu pour ses sites incas qui surplombent la ville.

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Nous visiterons l’un d’entre eux par un sentier très escarpé et vertigineux et verront des ruines d’une position militaire incas.

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C’est gratuit ce qui est rare dans le secteur ! L’autre site demande un droit d’entrée de 70 soles chacun = plus de 20€ (commun avec 2 autres sites, soit, mais c’est excessif). Nous passerons une nuit et nous partirons le lendemain matin en collectivos afin de faire un trek autour des Salines de Maras. L’on nous dépose au plus près du chemin, traversons l’Urubamba, nous acquittons du droit d’entrée. Eh oui ! Nous commençons notre ascension dans une vallée étroite et bientôt nous sommes stupéfaits par le spectacle. Des milliers de puits salants alimentés par un cours d’eau chaude et salée descendu de la montagne nous apparaissent.

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Le sel sert surtout à l’alimentation du bétail. Nous ne sommes pas à l’époque de la récolte mais au contraire de la réparation des terrasses. Des travailleurs renforcent les murs de soutènement, nivellent les terrasses.

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Nous nous échapperons du flot touristique cantonné en haut du site et redescendrons en face par un autre sentier (merci GPS) avec vue panoramique sur le site. Nous suivrons ensuite la rivière Urubamba jusqu’à Urubamba, la ville, par un joli chemin. On y croise de nombreux motos taxis, moyen de déplacement économique. Comme ils sont mignons customisés par leurs chauffeurs.

A la gare routière nous prendrons le chemin du retour sur Cusco par le premier bus et nous l’atteindrons en début de soirée. Le temps n’est pas toujours de la partie à Cuzco et les averses sont monnaie courante.

Le Machu Picchu

Maintenant, il s’agit pour nous de gagner le Machu Picchu. Nous recherchons le moyen le plus économique pour nous y rendre. Il existe de nombreuses options mais nous ne prendrons pas le train le plus cher du monde au départ de Cuzco, abusif plus de 200 € pour 3h de train, un aller !! Autre option le prendre à Ollantaytambo un peu moins couteux mais il faut prendre un bus pour Ollantaytambo. Dire qu’il y a 36 ans nous prenions le train avec les indios pour une bouchée de pain en direction d’Aguas Calientes et le Machu Picchu! Finalement nous opterons plutôt pour un bus direction Hydroelectrica à une demi-journée de marche de Aguas Calientes en suivant la voie.

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C’est aussi la dernière étape du Salcantay trek que nous hésitions à faire. Sauf que ce jour-là notre bus se voit bloqué 2 heures par une course de VTT ! C’est après deux heure et demi de marche et dans la nuit, sous une plus battante que nous arriverons à Aguas Calientes, ville d’accès au Machu Picchu. Cette ville offre peu d’attrait si ce n’est profiter de la manne touristique intense. Il pleut averse au petit matin il est donc impossible pour nous d’arriver à l’ouverture du site. La pluie cesse enfin et nous démarrons notre trek jusqu’au site que nous atteindrons 1 heures 1/2 plus tard. Il est plus de sept heures du matin et il y a déjà foule grâce à la noria de bus qui fait la liaison Aguas calientes Machu Picchu. Il faut dire qu’il y a plus de 2000 personnes sur le site, chaque jour, avec des pointes à 2500 en haute saison. Le billet d’entrée est très cher, 65€ chacun, notoriété oblige ! Nous avons droit avec l’entrée du site à la montée au Cerro Picchu qui domine le site et fait face au Wayana Picchu dont la silhouette est ultra connu.IMG_7931 Wayna Picchu et secteur habitations (FILEminimizer) La montée est très raide et spectaculaire même si les nuages font le yoyo et nous cachent la vision du site.

Arrivé au sommet 1h30 plus tard, magique, le site se dévoile et c’est sous un léger soleil que nous redescendrons. Ensuite nous enchainons avec la visite du site. Les connaissances du site restent superficielles et sujets à caution. Il s’agirait d’une ville avec son centre administratif, politique et religieux et, fondée lors des dernières années de l’empire incas. Ce fut, aussi, dit-on, un centre névralgique important pour les échanges commerciaux entre la Cordillère et l’Amazonie. Le temps est à présent dégagé et nous déambulons parmi les différents temples (Temple du Soleil, temple aux 3 fenêtres, temple du condor), les places, les quartiers résidentiels et industriels (toujours sujet à caution).

Nous sommes stupéfaits par les connaissances technologiques de l’époque (15e siècle) que ce soit au niveau des canaux d’alimentation en eau, des techniques de construction en pierres polies aux assemblages de grande précision mais aussi aux cultures en terrasses qui en rajoutent à la beauté du site. Nous y trainerons jusqu’à la fermeture car nous ne rentrons pas directement à Cuzco le soir et dormons à Aguas Calientes . Le lendemain matin retour sur Hydroelectrica par le même chemin et bus pour Cuzco dans la foulée.

Nous nous arrêtons là. Prochaine épisode : comment éviter la route des grandes migrations touristiques Nazca, Ica, Lima…en passant par les hauts plateaux du centre méconnus.

IMG_7580 (FILEminimizer)Hasta Luego.

A présent les grands espaces et la nature!

Après les quelques belles villes boliviennes traversées, nous aspirons à de grands espaces et surtout de randonner de nouveau… ainsi :

nous nous rendons dans le parc national de Sajama.

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Celui – ci se situe à 255 km au sud – ouest de La Paz et proche de la frontière chilienne. Nous l’atteindrons depuis Uyuni en changeant de bus à Oruro puis une autrefois à Patacamaya ville Carrefour sur la route de La Paz. A Ururo ce ne fut pas simple. La route se voit bloquée par des manifestants, tous les bus, et eux seuls sont arrêtés. Je l’apprendrai plus tard en discutant avec des manifestants, ils s’opposent au transfert de la gare routière très éloignée du centre d’Oruro et des conséquences pour leurs emplois. La conséquence pour nous et les passagers du bus sera une marche peu agréable sous le soleil avec nos gros sacs pour franchir la manifestation, marcher 2 km et reprendre un autre bus de l’autre côté de la manif. Nous arriverons enfin à Patacamaya où nous prendrons un combi bien compressés avec au moins douze personnes, vers la route qui mène à la frontière chilienne puis emprunterons une piste jusqu’au village de Sajama. Mais il faut aussi payer l’entrée du parc, cher! Le trajet nous aura pris plus de 3 heures, un record au regard de la petite distance.

Enfin arrivés, à la nuit tombée, on trouve très vite notre hôtel car il se met à pleuvoir des trombes d’eau. Ce sera l’Oasis qui porte bien son nom, vu les conditions ! Ouf, nous sommes à l’abri et en bonne compagnie car, surprise, nous retrouvons nos amis Steven et Hans avec leur tandem. Nous passerons trois jours formidables dans cette zone protégée depuis 1945 afin de préserver la faune et la flore de ce haut plateau andin. Nous sommes à 4200 m d’altitude dans une plaine plus ou moins sableuse, parsemée de petits bosquets, où les troupeaux de lamas et d’alpagas paissent tranquillement.

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Nous sommes à présent bien acclimaté à l’altitude et les problèmes de souffle et de mal de tête, hein Vorlette, ont à peu près disparus.

Le lendemain, levée à 5h, dur dur ! Nous nous rendons avec nos 2 cyclistes en taxi aux sources d’eau chaude à quelques km de Sajama pour le lever du soleil. Quel bonheur d’entrer dans une eau à 35° quand il fait 3° dehors et quelle joie de regarder ainsi l’apparition du soleil derrière le volcan Sajama seigneur de ces lieux.

Nous reviendrons tranquillement à pied jusqu’au village.

A chaque jour une découverte, comme ce champ de geysers bouillonnants atteint après une marche de 2h sur l’altiplano.

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Nous aurons la chance de voir nos premières vigognes et des nandous, sorte d’autruches.

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Face à nous d’autres volcans enneigés mais aussi des nuages bien noirs. Nous ne nous attarderons pas mais trop tard, c’est sous la pluie, le tonnerre, à toute vitesse que nous regagnons notre hôtel trempé. Notre « Hôtel » en travaux est inondé et fuit de partout nous sommes à l’abri mais que dans le périmètre de notre chambre ! Les nuits sont plutôt fraiches et un radiateur électrique est le bienvenu dans la chambre mais, attention au court jus !

Le parc est renommé pour ces nombreux volcans dont le plus haut est le Sajama, 6542m d’altitude d’autres un peu moins haut sont accessibles en rando mais avec un bon souffle. Nous nous en approcherons en montant sur un petit sommet en face du Sajama à 5000m. Malheureusement, les nuages nous en obscurcissent la vue et nous redescendrons heureusement juste avant l’orage.

Les nandus, les vigognes, les alpagas, les lamas lors de nos ballades feront notre joie dans nos promenades. Nous sommes bien dans une nature sauvage et assez rude, c’est tellement beau!

Un petit mot sur les habitants du hameau, indiens presque exclusivement et qui tiennent l’économie touristique du village, des petits commerces aux hôtels. Nous apprécierons leur accueil, leurs sourires mais aussi leur courage dans ces contrées rudes.

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Autre endroit visité, et tellement différent, l’Amazonie Bolivienne.

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De La Paz, nous prenons un vol pour Trinidad. Et oui, il n’y a pas photo, en bus il y a 596km à parcourir pour un trajet de 15h30. Et en avion, il y a 394 km à parcourir en 30mn. Notre choix est vite fait, nous prenons l’avion mais ferons une escale Santa Cruz qui nous rallongera le temps de voyage d’au moins 2heures.

Peu importe, nous voilà en Amazonie.

Qui dit Amazonie, dit CHALEUR… FARNIENTE…

PLUIES… HUMIDITE…Et MOUSTIQUESSSSS…

Mais aussi végétation luxuriante et verdoyante, faune tropicale entraperçue!

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Pour en découvrir les profondeurs, nous voici partis sur le fleuve Ibare, avec une petite famille, Pedro, Mariama et Lucia, accompagnée de son perroquet du nom de Theresa.

Nous sommes 4 passagers sur l’embarcation et notre randonnée fluviale durera 3 jours.

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Nous verrons beaucoup d’oiseaux le longs des berges : rapaces, hérons, haras… entrapercevrons des dauphins d’eau douce. Manque à la panoplie promise: les anacondas, les caïmans, les piranhas malgré nos essais de pêche peu fructueux.

Nous dormirons en forêt au bord de l’eau dans un « hôtel cabane » trente millions d’étoiles (celles du ciel), composé d’un lit en bois et d’une moustiquaire!!P1020765 (FILEminimizer)

INDISPENSABLE LA MOUSTIQUAIRE!! L’anti moustique, lui est vraiment de peu d’effet ! Nos nombreuses piqures en sont le témoignage.

Nous sortirons léger en barque à moteur à la découverte des lagunes et de la faune.

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Découverte de plantes tropicales.

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Le cacao frais est sucré, la patate douce est délicieuse en beignet, le piranha… on n’a pas pu y gouté car on n’a pas réussi à en pêcher!

De retour à Trinidad ville très étalée, c’est à pied que nous découvrons sa plaza de Armas, ses rues où se succèdent des centaines de petits magasins, restaurants, coiffeurs et autres. Les magasins se regroupent par matériel vendu: la rue des ferblantiers, la rue des imprimeurs, la rue du prêt à porter…

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et c’est en scooter que nous irons voir le fleuve et ses petits ports: beaucoup de trafic fluvial pour commercer avec les zones reculées de la forêt amazonienne et avec le Brésil.

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C’est lors de ces escapades que nous verrons enfin des crocodiles (petits) dans les marigots en bord de route.

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Nous verrons aussi des capybaras…   les plus gros rongeurs du monde, grand comme des gros chiens avec un look de marmotte.

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C’est aussi ici que nous nous rendrons compte que nous nous sommes fait pirater nos deux cartes bleues!! Peut-être en Argentine ? Et oui depuis le début, on est sûr que vous pensez que la vie est belle mais, pas toujours. C’est un exemple mais, là, on est bien ennuyé! Opposition, et puis merci à Gérard qui fait le relais avec notre banque. Mais nous nous retrouvons à présent sans cartes. Tant pis nous ne fonctionnerons qu’avec du liquide et Western Union! Merci de nouveau Gérard!

Dans la série pépin, l’appareil photo de Vorlette a pris l’eau lors de la pluie amazonienne au milieu de la jungle! Conséquence, il ne fonctionne plus. Je réussirai à le faire réparer à Arequipa et trouverai un nouveau chargeur à Cusco ouf!

 

Un autre endroit très agréable à vivre fut Copacabana. Cette jolie ville se situe sur le Lac Titicaca côté Bolivien.

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Nous y passerons une petite semaine avec plein de rencontres sympathiques de jeunes français en voyage. Visiter les îles oui mais on veut aussi éviter les foules de touristes venant de La Paz le Weekend. Nous nous faisons alors déposer sur l’île de la lune beaucoup moins courue que l’île du Soleil et pour cause, il n’y a pratiquement rien comme hébergement et ni bar ou resto. Nous sommes attendus par Don Francisco qui vient nous chercher à l’embarcadère en bateau. C’est chez lui et dans sa maison aménagée en chambres d’hôte que nous dormirons et passerons une très bonne soirée autour du feu. Il prendra le temps de nous raconter Pachamama, la culture indienne, les tissus et leurs motifs, le lama, animal sacré qui donne tout (sa laine pour les habits, sa viande pour se nourrir, ses os pour faire des flûtes…). Cet homme qui vit sur une île de 3 km de long à la fois pêcheur, agriculteur possède une grande culture. Nous avons aussi l’occasion de faire le tour de l’île et de nous baigner dans une eau pure et un peu fraîche dans cette immense mer intérieure. Le lac Titicaca à 3812m d’altitude est long de 190 km, large de 80 km et d’une superficie de 8562 km² il est aussi frontalier avec le Pérou.

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Le lendemain nous devions visiter l’île du Soleil mais notre bateau a failli nous oublier à l’île de la Lune!! Il arrive finalement avec un retard de 2heures. Nous n’y ferons donc qu’une courte escale. Cela n’est finalement pas si grave car l’île du soleil à cause de querelles de clochers (financières) est interdite aux touristes dans sa partie nord (la plus intéressante).

Les jours suivants à Copacabana furent très agréables: randonnée en vélo le long du lac (très difficile les côtes à cette altitude!!!), beauté des paysages, vues sur la lac , cultures de glaïeuls, roses et autres fleurs, fèves, oignons, pommes de terre… traversée de villages simples et tranquilles!

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Puis un autre jour ce sera une randonnée à pied de 4 heures sur l’autre bord de lac. Bien agréable, belle vue sur le lac également joli petits villages traversés mais attention aux chiens errants avec lesquels il faut jouer du bâton.

Le weekend on le disait plus haut beaucoup d’habitants de La Paz viennent à Copacabana car c’est leur « mer » à eux. En effet c’est un pays enclavé qui n’a pas accès au Pacifique. D’ailleurs c’est le cheval de bataille du président indien Evo Morales d’obtenir cet accès par tous moyens juridiques internationaux. Un samedi nous tombons devant l’église Notre Dame de Copacabana sur une longue file de véhicules neufs décorées de bouquets de fleurs comme pour un mariage !!! En réalité, les conducteurs attendent le passage du curé qui baptise à tous va les véhicules pour porter bonheur et aux passagers et aux conducteurs. Il parait même qu’au mois d’août ce sont des centaines de véhicules (camions, voitures, cars) venant de Bolivie et du Pérou tout proche qui se font baptiser.

C’est à Copacabana que nous apprendrons que Marie-Claude, une amie nous a quitté, emportée par un cancer. Elle est entre les bras de Notre Dame de Copacabana à présent.

A présent cap sur le Pérou…

Hasta luego

Balades en villes

 

Après les grands espaces désertiques, retour à la civilisation vers quelques villes boliviennes.

Uyuni est une ville de passage (30000 habitants) pour les nombreux touristes qui vont au Salar D’Uyuni. Nous, pas comme les autres, décidons d’y séjourner 2 jours pour une immersion dans la vie locale. Nous aurons passé deux jours paisibles à goûter à la cuisine locale, parcourir les marchés, assister au carnaval des écoles, à fainéantiser sur les places pour regarder les habitants vivre, bref prendre notre temps ! Les gens sont d’une grande gentillesse mais la ville reste cependant sans grand intérêt.

Nous partons pour Potosi la ville est riche et pour cause ! La ville de Potosi est construite sur le« Mont Riche », le Cerro Rico, qui en 1545 recélait en son cœur un énorme gisement d’argent aujourd’hui épuisé. De 1545 à 1825, c’est la colonisation par les espagnols et le développement rapide de la ville. Les missions jésuites et autres laissèrent quelques 80 églises sur la ville. On extrait aujourd’hui du fer, du plomb, du zinc, tandis que l’étain est quasiment épuisé.

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La ville est construite sur une colline et les rues montent raides, les bus crachent une fumée noire qui nous asphyxie, c’est affreux à cette altitude !

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Découverte du couvent San Francisco, le plus ancien couvent d’Amérique du sud qui fut érigé en 1547. Devenu trop petit, il fut démoli et reconstruit de 1707 à 1726 soit pendant 19ans. Nous faisons la visite de l’église, de la crypte où les moines étaient enterrés. La visite de la tour avec vue générale sur les toits de Potosi serait intéressante malheureusement, il pleut, on fera la visite vite fait !!

Ce sera ensuite le couvent Sainte Thérèse. Très beau musée, très bien rénové dans cet ancien carmel. Il reste 6 sœurs dans une autre partie du monastère. Beaux tableaux, vaisselle, miroir, et autre issus des dotes des filles rentrées ici. Puis chasubles, broderies fruit du travail des sœurs. Visite de toutes les différentes pièces du monastère. La visite vaut le détour et l’heure passe vite.

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Sucre

Départ pour Sucre par une route zigzagante dans les montagnes. Tout est verdoyant, beaucoup de cultures.

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Sucre est une jolie ville coloniale avec ses alignements de bâtiments en pierre blanches qui donnent son caractère à la ville ainsi que ses rues en pente.

P1020134 (FILEminimizer)Elle est coincée entre plusieurs collines qui donne envie de les gravir. Sucre vient du nom de celui qui, avec Bolivar s’est débarrassé du joug espagnol et a instauré l’indépendance. Rien à voir avec le sucre et toutes les chocolateries qu’il y a en ville. Les boliviens sont très gourmands… et nous aussi !!

La fête du Pujjlay à Tarabuco, non loin de Sucre a lieu une fois par an. C’est un rassemblement traditionnel où les villageois de 60 communes se retrouvent pour fêter la victoire de la bataille de Jumbati. Les habitants de Tarabuco avec à leur tête, Dona Juana Azurduy de Padilla libérèrent la ville après avoir pris en embuscade un bataillon de soldats espagnols. C’était durant la colonisation espagnole. Il y a foule pour cette fête.

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Nous nous rendons au début du défilé des différentes communautés indiennes dont le départ a lieu devant la mairie de la ville sur la place centrale. Chaque communauté défile en costumes traditionnels au son de la quena et de clochettes et sandales à éperons sonores !IMG_7111 (FILEminimizer)

Tous chiquent la coca en feuilles car cela demande un effort considérable de se rendre, harnachés comme ils le sont et, sous la chaleur, jusqu’au lieu de rassemblement officiel dans un champ avec tribune où est élevé la Pukara.

La Pukara est un double mat très haut où de courageux grimpeurs ont installé différentes lignes de produits de la terre, des bouteilles de boissons, des carcasses de viande jusqu’au sommet. Les différentes communautés terminent leurs danses autour de cette Pukara.

C’est un appel aux divinités afin qu’elles soient généreuses avec eux, dans leurs récoltes, dans l’acquisition de biens de consommation, etc. Il y a une foule incroyable, nous avons du mal à nous faufiler.

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Cela fait vraiment parti des traditions indigènes régionales et nombre de boliviens en costumes ou non assistent à l’évènement.

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En même temps que l’évènement même, il y a un grand marché qui a lieu d’ailleurs tous les dimanches dans les rues et la place centrale de Tarabuco. C’est aussi un lieu de vente de toutes sortes de produits artisanaux pour les touristes. Ce fut une journée que nous avons bien appréciée.

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A Sucre, nous décidons également de nous rendre au Musée Del Arte Indigena assez loin à pied, mais nous ne sommes pas pressés. Il se situe sur les hauteurs de Sucre et c’est de là que se trouve la plus belle vue de la ville. L’entrée du Musée est assez chère mais cela vaut le coup. C’est dans un bâtiment en pisé reconstitué qu’il se situe. On en apprend sur les coutumes, l’histoire des différentes communautés indiennes, sur leur habillement, leur moyen de subsistance comme le tissage. L’exposition de pièces de tissage est un espace important. Nous y voyons des tissages de toute beauté demandant pour certain un travail considérable parfois plusieurs années. C’est le cas de cette tisserande qui avait décidé de tisser une très belle étoffe afin d’en tirer un bon prix pour électrifier sa maison. Tous les jours ces enfants lui demandaient de vite la terminer afin que la maisonnée soit éclairée. Elle la termina enfin après de nombreuses années et décéda peu de temps après. Son œuvre est exposé ici en souvenir.

Sucre est une ville qui mérite vraiment le détour, où il fait bon vivre mais nous devons poursuivre notre chemin

La Paz

La Paz que nous pensions éviter (trop concentrée et tumultueuse à notre goût) finalement nous a séduit et nous y reviendrons plusieurs fois. Nous y arrivons par la ville populaire d’El Alto à plus de 4000 mètres. Un taxi sans suspension (!) nous descendra inconfortablement au centre-ville historique à 3800 m. La descente est malgré tout magnifique au centre de ces collines bâties « en dépit du bon sens » et qui forme un gigantesque amphithéâtre aux tons rouge. Le dos de Serge s’en rappellera quelques jours !

Un excellent moyen de découvrir la ville : le téléphérique, nouvellement installé est amené encore à se développer.

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Nous prendrons d’abord la ligne jaune et monterons jusqu’à El Alto puis la ligne verte qui nous conduira tout en bas de La Paz, le secteur le plus bourgeois. Ce téléphérique est idéal pour voir toute la ville qui a grandi à flancs de montagnes et qui continue à se développer. C’est amusant de passer au-dessus du quotidien des gens, d’éviter les bouchons et ses pollutions.

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Comme partout en Bolivie, les petits marchands de rues, les petits commerces et les marchés sont nombreux et les moyens d’approvisionnement principaux des habitants (pas de grandes surfaces visibles).

Le côté culturel est particulièrement intéressant.

La ville est vivante et nous tombons sur des animations de rues, clowns, chanteurs et même un défilé de musique et danseurs d’Oruro avec ses superbes costumes et sa musique entrainante.

Des musées aussi comme le musée des instruments de musique, spécialement bien fourni avec ses différents instruments à vent et à cordes typiques du folklore bolivien (quenas, charangos, percussions, flûtes de pan…). Je craque … et j’achèterai dans la foulée, un charango !

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Nous voulons à tout prix voir un concert de quena. Nous nous ferons piégés « comme un vulgaire groupe chinois » et assisterons à un spectacle cliché pour touristes peu intéressant.

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A contrario, nous profiterons de la semaine consacrée au charango, instrument fétiche des boliviens. Nous assisterons gratuitement à un concert de charango au théâtre municipal au milieu de boliviens mélomanes.

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En voilà fini pour les villes de Bolivie, il nous restera à vous conter l’Amazonie bolivienne et le magnifique Parc National de Sajama mais aussi quelques-unes de nos mésaventures lors d’un prochain épisode.

Hasta Luego

De CALAMA Chili à UYUNI Bolivie

 

Nous revenons vers vous après 1 mois, le temps pour nous de vivre de nouvelles aventures….P1010685 (FILEminimizer)

Nous quittons la capitale Chilienne par un vol direction Calama, au nord-est du Chili et proche du désert d’Atacama. Nous y ferons une halte dans le but pas très écolo de visiter une mine de cuivre à ciel ouvert assez spectaculaire. Nous apprendrons qu’elle est actuellement fermée aux visiteurs, tant pis. Le lendemain matin, nous prenons la route en bus pour San Pedro de Atacama que nous atteindrons en début d’après-midi.

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Nous aurons pendant le voyage, un aperçu des paysages désertiques que nous aurons tout loisir de découvrir les jours suivants. Notre base sera un hôtel au calme loin du tintamarre du centre de San Pedro qui est dédié aux nombreuses agences d’excursions, restaurants, bars en tout genre, tout pour le tourisme. La ville elle-même fait un peu factice avec ses maisons en adobe, sa place et son église, le tout très «mexicain».

Notre première sortie sera « La Vallée de la Luna » en VTT avec André, notre guide, d’une petite agence de location de vélo. Il est très savant sur la culture locale, la géologie et l’histoire. De plus il parle français, ce qui ne gâte rien. Les paysages de roches et de sable sont sublimes mais la chaleur est bien présente aussi. Nous revenons exténués de nos 30km !

Difficile de faire un choix d’agence pour des excursions, tellement elles sont nombreuses ! La solution que nous choisirons, sera de consulter le registre des doléances ou compliments des touristes à l’office du tourisme. Une des plus recommandables est l’agence Lithium. Nous négocierons deux excursions dans le désert et un pack de trois jours dans le désert d’Uyuni avec son célèbre Salar. Cela nous permettra aussi d’être déposés en Bolivie, à Uyuni ville, dans la continuité de notre périple.

D’une manière générale, les points d’intérêt sont très éloignés de San Pedro, parfois plus d’une centaine de km, c’est assez épuisant.

Notre 1ère excursion sera les bains chauds des Termas de Puritanas à plusieurs heures de route de San Pedro. Plusieurs bassins en pleine nature, au fond d’un canyon, joliment aménagés pour l’accueil des baigneurs. C’est un super moment de détente, nous ne verrons pas le temps passer. L’eau est entre 30 à 35°.

La 2ème excursion sera les incontournables geysers Del Tatio . Nous aurons un petit coup de chaud car, à l’heure du départ, pas de bus ! Nous devrons attendre dès 5h du matin devant notre hotel près d’une heure son arrivée (nous étions les derniers à être récupérés). C’est vrai qu’il arrive à des agences peu scrupuleuses d’oublier des clients. Ce ne sera pas notre cas, ouf ! Nous arriverons aux champs des geysers Del Tatio au lever du soleil.

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Nous sommes loin d’être seul mais l’espace est vaste et l’on peut déambuler tranquillement au milieu des jets de vapeurs, des eaux bouillonnantes, geysers bien modestes quand on a vu Yellow Stone aux USA.

Le site est par contre superbe avec ses volcans enneigés en toile de fond qui s’éclairent avec le lever du soleil. Il fait froid… n’oublions pas que nous sommes à plus de 4000m, mais un bain d’eau chaude dans une grande baignoire naturelle, suivi d’un petit déjeuner copieux en plein air nous revigoreront.

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Ensuite ce sera le retour vers San Pedro via un village « traditionnel » dont juste l’église vaut le détour.

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Les paysages sont spectaculaires, présence de multiples sortes d’oiseaux, de lagunes, de vigognes, de volcans, et en contre bas, l’immense étendue du désert d’Atacama.

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Des pluies torrentielles et dramatiques ont causé beaucoup de dégâts deux semaines auparavant, ce qui curieusement a coloré le désert en vert. Cela est extrêmement rare dans ces régions plutôt soumises à de grandes sécheresses. Pour certains, les amérindiens, ces pluies sont providentielles mais pour les victimes, beaucoup moins.

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Nous en avons fini avec le Désert d’Atacama et c’est à présent le départ pour notre virée de trois jours en Bolivie et le désert d’Uyuni. Adios Chili.

Jour N°1

Le bus nous prend pile à l’heure au petit matin, nos récriminations ont porté leurs fruits. Nous nous élevons progressivement pour dépasser allègrement les 4000m.

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C’est bientôt la frontière bolivienne, une cabane au milieu de nulle part au pied du volcan Licancabur (5960m). Le bus nous y dépose pour effectuer les formalités d’entrée ce qui sera rapidement fait.

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Cela sera suivi d’un petit déjeuner copieux et bienvenu. Jusqu’à présent nous n’avons qu’à nous louer des services de l’agence Lithium, aux petits soins. A la frontière nous changeons de véhicule. Deux Toyota 4×4 boliviens nous attendent.

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Nous apprendrons plus tard, qu’ils dépendent d’une agence d’Uyuni et sont sous-traitants de l’agence Lithium. Nous sommes dix passagers, 5 par véhicules : 2 israéliens, 6 chiliens et nous deux et nous embarquons avec armes et bagages.

Il est 10h et après avoir payé le droit d’entrée du Parc (150 bolivianos), nous fonçons vers la première lagune, la laguna Blanca où nous ferons une courte ballade. D’ores et déjà, les couleurs sont magiques, eau bleue ou blanche avec le reflet du volcan Licancabur. Nous nous dirigeons ensuite vers la magnifique laguna Verde, à 4400m.

L’extraordinaire couleur bleue vert est due à une importante concentration en plomb, souffre et arsenic. Nous y resterons près d’une heure en contemplation.

Nous reprenons la route, grimpons à plus de 5000 m, sur un versant désolé où sont parsemés des blocs de pierres appelés « Rocas de Dali » en référence à un tableau du maître du surréalisme. De fait, la ressemblance est frappante par les formes et les couleurs. Nous restons 1/2heure à contempler !

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Quelques dizaines de kilomètres plus loin, toujours de la piste cahoteuse, nous atteignons les Termas de Polques, un bassin où l’eau est à 30°. Nous prendrons plaisir à nous baigner malgré la très fraîche température extérieure ! Pendant ce temps, nos chauffeurs nous prépareront un excellent déjeuner.

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Départ maintenant pour Sol de Manana mais arrêt brutal, nous assistons, au bord de la route à la mise à bas d’un bébé lama. Nous sommes tout retournés de voir la complicité et l’aide des autres lamas dans cet accouchement.

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Sol de Manana est un vaste champ de geysers à 4850 m. Nous marchons avec précaution car il y a danger. On y trouve fumerolles, mares de boue bouillonnante, vapeurs sulfureuses, odeurs de souffre. Impressionnant.

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La route n’en finit plus et le temps est à l’orage et c’est sous un ciel chargé que nous atteindrons la magnifique laguna Colorada et ses centaines, peut-être milliers de flamants roses.

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Imaginez le rose des oiseaux se reflétant dans l’eau couleur rouille au coucher du soleil sur fond de nuages gris noirs d’orage. Nous restons en admiration pendant un bon moment !

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Après cette journée riche, nous arrivons à notre étape de la nuit au village Pueblo de Villamar   à 4000 m.

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Nous y ferons la rencontre de deux sympathiques hauts savoyards remontant une partie de l’Amérique du sud en tandem et escaladant des 6000 m au passage ! Nous les reverrons au cours de notre périple.

Jour N°2

Le premier jour ayant été consacré à des paysages lacustres, le jour suivant nous fera admirer des déserts de sables et de roches.

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Tout au long de la journée, nos chauffeurs nous conduisent vers des formations rocheuses faisant appel à notre imagination : animaux, visages, personnages, notamment La Copa del Mundo et le camelo de roca (la coupe du monde et le chameau de roche).

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Nous surplomberons aussi le canyon del Inca en forme de serpent, impressionnant.

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Nous passerons ensuite un moment dans le village de Saint Agustin au milieu de nulle part avec sa gare fantôme. Nous y « dégusterons » une bière de cactus et une bière de quinoa la seule chose intéressante à faire !! Nous trouverons notre home sweet home à Villa Candelaria après avoir longé un moment le Salar d’Uyani (la grande aventure de sa traversée est pour demain). L’hébergement sera un hôtel de sel pour cette deuxième nuit. Les murs et tout le mobilier sont en briques de sel !

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C’est assez joli et original et nous avons une sensation de fraîcheur et de bien-être. L’orage et la pluie nous accompagnerons dans notre sommeil.

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Jour N°3

On se lève à 5h pour aller voir le soleil se lever sur le salar.

101 (FILEminimizer) Ce désert de sel, long d’une centaine de kilomètres est magnifique. Nous aurons la chance de la traverser car il y a encore pas mal d’eau avec les pluies récentes et il n’était pas sûr que nous puissions le traverser en totalité. Le lever du soleil au milieu du Salar est époustouflant, même émouvant tant ce site parait irréel.

Nos chauffeurs nous préparent le petit déjeuner au milieu de ce nulle part… c’est grandiose ! Nous passerons le reste de la matinée à rouler et nous arrêter pour admirer le spectacle féerique des volcans, des nuages, se reflétant dans l’eau du Salar comme suspendues dans le ciel.

Nous avons beaucoup aimé.

Fin de journée pour visiter le village de Colchani dédié à l’artisanat puis ce sera le cimetière des trains près d’Uyuni où nous redevenons des enfants en train de jouer au train !!

Ce beau périple se termine dans la ville d’Uyuni où nous nous séparons du groupe et de nos chauffeurs.

Hasta luego!

 

 

 

 

2ème partie de notre voyage : L’AMERIQUE DU SUD

 

 

 

 

 

CHILI du 2 février au 5 mars 2017

 

Bonjour à tous ! Eh oui nous revenons vers vous !

Après un bref passage en France du 17 janvier au 1er février nous reprenons La suite de nos pérégrinations qui vont nous faire découvrir un nouveau continent : l’Amérique du Sud.

C’est un vol Ibéria Genève-Santiago-Punta Arenas qui nous mène à l’extrême sud du Chili.

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Notre première étape sera la Patagonie dont nous rêvions depuis longtemps.

Nous arrivons à Punta Arenas le 2 février. Ville importante avec son port actif au bord du détroit de Magellan, mythique ! Elle est bâtie sur une colline dominant le détroit et est bien agréable à parcourir avec ses alignements de maisons colorées, ses cafés et ses restaurants, ses places et ses avenues.

Elle est aussi un carrefour de communication avec la Terre de Feu, le parc National Torres Del Paine et l’Argentine toute proche. Ce sera notre base pour sillonner la région. Après visite de quelques agences où les excursions vers la Terre de Feu sont très onéreuses nous décidons de louer une voiture pour 2 jours et d’en découvrir une partie par nos propres moyens.

 La Terre de Feu

Pourquoi aller si loin ? Pour ses immensités sauvages et isolées, battues par les vents, ses côtes désolées, et dans notre imaginaire, terre d’aventure de ces grands découvreurs qui ont fait l’histoire de cette région. Nous n’irons pas jusqu’à Uschuaia, la ville la plus australe, ni au Cap Horn, nous nous contenterons du nord de l’île de la Terre de Feu

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Un ferry nous emmène depuis Puntas Arenas à Porvenir une des rares « villes » de l’île.

Pendant le trajet nous croiserons quelques orques et un dauphin joueur. C’est un village de maisons de bois couvertes de tôles peintes qui lui donne un joli cachet et qui possède également quelques maisons victoriennes et un musée. Nous ne nous y attarderons pas car notre but est de visiter une réserve de pingouins Rey à l’autre bout de l’île, soit 100 kms sur une piste de cailloux ! Notre 4X4 Jimny, petit mais costaud, nous mènera à bon port. Nous longerons des lagunes habitées par des flamands roses, que de grâce.

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Ces immensités sont inaccessibles car tout est propriété privée !!! Et clôturé depuis la route. Ce sont souvent de grandes estancias (fermes) d’élevage de moutons. Nous déplorerons souvent l’impossibilité de faire des arrêts dans ces grandes étendues et devront nous contenter « d’aire de repos » au bord de la route. Ce soir rien n’est prévu pour camper (pas de camping) : nous demanderons l’hospitalité dans une estancia et serons bien accueillis. Nous dormirons au milieu de plusieurs centaines de moutons.

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C’est avec une grande satisfaction que nous ferons notre première nuit de camping au milieu de nulle part, et inaugurons ainsi notre mini toile de tente.

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A cette latitude et à cette époque de l’année, les jours sont à rallonge : de 5h30 à 22h30. Les températures restent chaudes la journée, à notre grande surprise.

Nous passerons le lendemain matin à observer les pingouins Rey qui sont en réalité des manchots. Cherchez la différence… Ce sont les plus grands parmi les manchots, ils ont un col de couleur jaune orangé qui tranche avec leur « uniforme » noir et blanc.

 

P1000129 (FILEminimizer)Puis ce sera un retour rapide sur Puntas Arenas, il ne faut pas louper le ferry.

Puerto Natales

 Nous prenons un bus grand confort de Puntas Arenas pour Puerto Natales à 250 km de là. Plus petite que la précédente, cette ville offre un charme de port du bout du monde. Jadis, grande productrice de viande de mouton, de laine et de produits de la pêche, elle se tourne à présent vers le tourisme. C’est une escale pour nous bien agréable, avec ces quartiers colorés de maisons de bois, son bord de mer, les navires en partance, ses bons restaurants. Des boutiques improvisées dans la demeure de leur propriétaire vendant toutes sortes de produits, cela nous amuse.

Au programme était prévu un trek réputé : le W dans le Parc National Torre Del Paine. Faute de réservation de notre part, de prix astronomiques et de l’affluence des touristes (c’est l’été chilien et les grandes vacances), nous abandonnerons avec regret cette destination. Un exemple : une nuit en refuge (lit en dortoir) coûte la modique somme de 65 à 105€ sans repas !!! L’entrée du Parc, 35€ par personne. D’une manière générale la vie au Chili n’est pas bon marché et assez proche des prix français. Notre budget voyage en prend un coup. Mais c’est un choix… Pour compenser la déception de ce trek avorté, nous décidons de nous offrir une « croisière » de 4 jours en ferry, mais celui-ci est plus proche du cargo. Ce qui nous permettra de remonter vers Puerto Montt par les fjords chiliens. Cela représente environ 1000 km en bateau, une nouvelle expérience qui nous tente.

 Fitz Roy et Perito Moreno

Avant ce voyage sur l’eau, direction l’Argentine et la ville de El Calafate envahie par les touristes comme nous, 1er arrêt. Ce sera nuit en camping. Les températures sont agréables, s’il n’y avait pas ce vent ! C’est un passage obligé pour voir un énorme glacier finir sa course dans une lagune. C’est le glacier Perito Moreno. Comme la plupart des parcs, nous devons payer l’entrée et c’est parfois très onéreux (ici, ce sera 30 €/personne pour une journée). Ça nous change de nos parcs gratuits français. Nous y passerons une grosse demi-journée à écouter le glacier gémir, puis craquer, à le regarder se morceler et voir de grands morceaux tomber avec fracas dans l’eau.

 

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L’endroit est beau et très bien aménagé : de nombreuses passerelles courent face au glacier et sur son côté, à différentes hauteurs. Ce glacier mesure 23km de long, le front du glacier fait lui 4km sur 70m de haut : époustouflant.

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Retour sur El Calafate pour nous rendre plus au nord à El Chalten, site recherché pour ses treks autour du Fitz Roy, superbe parc argentin. P1000312 (FILEminimizer)P1000337 (FILEminimizer)

Nous avons prévu 3 jours de marche et deux nuits sous tente en autonomie. Autant vous dire que le sac est lourd !! Les campings du Parc sont sommaires mais nous avons pu approcher de magnifiques glaciers, vu de grandes lagunes bleues, des torrents tumultueux sortant des glaciers.Nous avons aussi eu de la pluie et toujours ce vent froid qui vous bouscule. La tente doit être bien arrimée! Nous ferons pendant ce trek, la rencontre d’un couple de 2 jeunes français sympathiques.

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L’Evangelista

Le timing est serré à présent car nous devons regagner El Calafate en Argentine pour rentrer de nouveau au Chili direction de Puerto Natales où notre bateau nous attend pour le lendemain soir direction Puerto Montt 1000 km plus au nord. Ouf ! Tout fonctionne et nous prenons possession de notre cabine sur l’Evangélista, à l’heure.

P1000486 (FILEminimizer)Nous n’avons pas le plus récent bateau de la flotte de la Compagnie Navimag. Il a en effet plus de quarante ans et le confort désuet de son époque.

Le chargement aussi est assez cocasse avec des camions chargés de vaches. L’odeur de la ferme et de l’océan mêlé nous accompagnera durant toute la traversée. Nous occuperons nos quatre jours parfois accompagné de tempête et de pluie à lorgner au loin baleines et orques, dauphins, oiseaux de mer mais finalement ceux-ci ne font que des passages fugaces ou lointains.

 

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Déception côté faune! Le bateau se fraie un passage dans les fjords, impressionnant parfois avec en plus les montagnes et glaciers en toile de fond.

 

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La vie à bord est rythmé par les repas, les conférences sur la faune, la flore et les paysages de la Patagonie, la lecture, les discussions sympathiques avec d’autres passagers, français, espagnols et chiliens. Nous en garderons un bon souvenir malgré le temps qui n’était pas toujours de la partie.

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Passage rapide à Puerto Montt et direction l’île de Chiloé où nous ne nous attarderons pas pour cause de mauvais temps.

 

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Nous prendrons dès le lendemain un bus pour Temuco plus au nord point de départ pour les parcs des 7 lacs et de leurs volcans. Nous louerons pour cette escapade une voiture pour 7 jours. Nous quittons ainsi la Patagonie.

 Région de Los Lagos

 Notre premier Parc, la Reserva National Malalcahuello est un désert de sable, de cendre, de magma solidifié avec des tons rouges et ocres. Le volcan Lonquimay est le seigneur paisible du Parc avec ces 2800 m et toise le petit volcan Navidad dont la dernière éruption remonte à 1988. Nous ferons l’ascension du Lonquimay seul, et sans trop de difficultés si ce n’est le vent et la poussière à la descente. Nous apercevrons même un condor au sommet. La douche au camping était indispensable nous ressemblions à des mineurs de fonds !

 Deuxième Parc, le Parc Conguillio dont le maître de ces lieux est le volcan actif Llaima 3125 m (dernière éruption violente 2008). La Flore n’est pas en reste avec des arbres curieux car les feuilles ne sont que des piquants : les araucarias. Au court d’une randonnée nous verrons le plus ancien du parc, 1800 ans (oui vous avez bien lu !). La faune est visible aussi avec des « piverts » à tête rouge et houppette, rapaces, renard

. Quelques petits désagréments dans le camping (promiscuité, bruit) mais la présence d’un superbe lac aux eaux transparentes (baignade assurée) compense largement cela.

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Nous tenterons aussi de monter sur les flancs du volcan mais les températures sont trop chaudes on rebrousse chemin à la recherche d’ombre. Il y a tout dans ce parc, forêts, volcans, lagunes, canyons, bref un très beau parc à recommander.

Troisième Parc, le Parc Villarica avec son volcan éponyme 2847 m actif, son lac aux eaux bleues transparentes, grand comme 3 fois le lac d’Annecy. Nous y passerons 3 jours en camping près du lac. Grande déception les gardiens du parc nous interdisent son ascension dont nous avions repéré le cheminement et demandé conseil. Obligation de passer par un guide mais c’est trop onéreux, nous n’irons pas. Dommage car c’était la raison de notre venue ici.

Après ce tour de quelques parcs et ils sont nombreux, nous retournons à Temuco rendre notre voiture malheureusement cabossée par un inconnu. Nous en serons pour nos frais. Nous reprenons le soir même un bus de nuit, version confort mais à prix raisonnable. Nous rejoindrons ainsi la capitale Santiago le lendemain matin à peu près en forme.

 Santiago du Chili

La station de bus de Santiago est loin du centre historique où nous avons prévu de loger. Heureusement elle se situe proche d’une bouche de métro. C’est ainsi que nous ferons connaissance avec le métro de Santiago. Nous faisons un peu martiens au milieu des passagers partis au travail avec nos énormes sacs à dos. Notre hébergement sera on ne peut plus central, Plaza de Armas dans une auberge de jeunesse avec une chambre donnant sur la place ! Sympa la journée avec de nombreuses animations, moins sympa la nuit quand le bruit se poursuit jusqu’à 1h du mat. Nous sommes à 2 pas des rues piétonnes et des commerces, un avantage. Notre première journée sera la visite de la Cathédrale toute proche, le quartier du palais présidentiel La Moneda où Salvador Allende a perdu la vie lors du coup d’état de Pinochet qui amena à la répression meurtrière que son régime perpétra.

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Tout proche le Palacio de la Moneda où nous aurons la chance de tomber sur une superbe exposition Picasso. Visite ensuite du barrios (quartier) Paris Londres où se trouve l’Eglise San Francisco la plus ancienne de la ville mais aussi ses ravissants hôtels particuliers des années 20.

Moins ravissant, au N°38 de la rue de Londres, une demeure bourgeoise anonyme était un lieu de torture et de mort perpétré par la dictature Pinochet. Une association dans ce lieu tente bien d’effectuer des recherches ou de sensibiliser le public pour que tous ces crimes ne soient pas oubliés et sanctionnés par la justice. Malheureusement tout semble mis en œuvre au niveau le plus élevé de l’état et de la justice pour que rien ne change et que les bourreaux restent impunis.

A côté du centre, la colline Santa Lucia est un bon « mirador », pour découvrir la ville et malheureusement son nuage de pollution !

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Il y a abondance de spectacles de rue (danses, marionnettes, musiques en tous genres, théâtre de rue…) bref, c’est une ville où l’on ne s’ennuie pas.

Demain matin, nous partons pour la journée à Valparaiso, à 115Km environ.

 Valparaiso

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Ville marquée par l’histoire, est incontournable. Son nom fait résonner en nous tout un imaginaire de voyage, de découverte et d’aventure. Nous n’avons pas été déçus car tout dans cette ville conserve les images du passé : les trolleys des années 50, les funiculaires d’un autre âge, les immeubles décatis, une classe populaire contrairement à Santiago, plus riche avec une classe moyenne importante. Toute la ville est étagée sur différentes collines qui surplombent la baie et le port.

Ville très colorée, phénomène accentué par les nombreuses fresques murales et graffitis qui envahissent les rues. C’est de l’art, il y en a pour tous les goûts. Il est à noter qu’ici le « street art » est souvent un engagement politique (par exemple, opposition à la dictature Pinochet). Aujourd’hui, c’est plus une forme d’expression artistique.

Nous avons sillonné la ville, emprunté les rues en pente (un petit côté San Francisco), durant toute la journée. Nous rentrons fourbus à Santiago.

Après cet « excès de vie urbaine », nous avons besoin de nature et partons dans la vallée de Maïpo, une vallée isolée à 70 km de Santiago, barrée par le volcan San José, 5856 m. Pour arriver à destination, ce sera bus et stop. Nous passerons 3 jours dans le village de Banos Morales, à randonner et à camper, presque seuls. D’énormes inondations ont endommagé la région une semaine auparavant : glissement de terrain, débordement de rivière, routes emportées. Le parc national est fermé pour cette raison et les sentiers aussi. Nous prendrons d’autres chemin, mais trop long pour s’approcher vraiment du volcan San JoséP1000870 (FILEminimizer).

Ce sera ensuite un retour sur Santiago et dernière nuit dans la capitale car nous prenons l’avion dès le lendemain matin direction Calama au nord en 1h30 de vol (22h en bus !!!), à plus de 1200 km d’ici.

 

Nous terminons ici le récit de notre escapade Chilienne ou presque car il nous restera à vous conter, le désert d’Atacama que vous trouverez dans « la prochaine édition » du blog consacrée à la Bolivie.

 

Hasta Luego